Santé

L'hôpital en France: un service public menacé ?

La France aurait le meilleur système de santé du monde. C’est en tous cas le point de vue de l’Organisation Mondiale de la Santé, et peut-être aussi celui de notre invité Martin Hirsch, qui la semaine dernière était au Mexique avec François Hollande pour apporter une expertise sur le modèle français. Mais si nous avons vraiment le meilleur système du monde, il semble que nous soyons particulièrement perfectionnistes. L’hôpital est en réforme constante : Plan hôpital 2007, plan hôpital 2012, loi Hôpital Patients Santé et Territoire en 2009. Marisol Touraine a quant à elle lancé un « pacte de confiance » pour l’hôpital en septembre 2012. Après les élections municipales, François Hollande a dit faire de la santé une priorité, et Manuel Valls a annoncé vouloir économiser 10 milliards d’euros dans ce domaine. Alors, comment améliorer le service public hospitalier avec moins de moyens ? Quel est le quotidien des personnes qui travaillent à l’hôpital et quelles sont leurs difficultés ? Nous sommes aujourd’hui en direct du hall de l’hôpital Saint Louis, à Paris, avec René Frydman, professeur émérite à l'hôpital Necker et consultant en reproduction à l'hôpital Foch de Suresnes et producteur de l’émission « Révolutions médicales » sur France Culture, et Didier Payen, chef du service de Réanimation de l'Hôpital Lariboisière. En première partie d'émission, nous recevons Martin Hirsch, directeur général de l'Assistance publique-Hôpitaux de Paris depuis novembre 2013. Et en deuxième partie, nous recevons Rachelle Chamoux, infirmière de coordination en hématologie pour adolescents et jeunes adultes dans l’hôpital où nous nous trouvons, et Jocelyne Moucer, cadre socio-éducative en charge des assistantes sociales, également à l'hôpital Saint Louis.

 

Cœur artificiel, jusqu'où la médecine repoussera-t-elle la mort ?

L'intitulé même de cette table-ronde montre que la problématique à aborder repose sur deux piliers : l'un technique, symbolisé par la fabrication de ce cœur artificiel - cette prothèse qui redonne l'espoir de vie. Mais aussi par les expériences tentées dès aujourd'hui (sur le cœur, sur l'œil atteint de dégénérescence comme la DMLA...) avec les cellules souches - dont les fameuses cellules "pluripotentes induites", obtenues en laboratoire à partir de cellules adultes à qui on a fait "remonter le temps". L'autre pilier est celui de l'éthique. Repousser la mort, c'est ce à quoi nous ont aidé toutes les avancées de ces dernières décennies ou les siècles précédents - hygiène, antibiotiques, vaccins, etc. C'est ce que l'homme a, semble-t-il, toujours voulu. Ne faisait-on pas déjà des trépanations à la préhistoire ? Oui, mais quel est le prix à payer pour cette prolongation de la vie ? Pas seulement d'un point de vue financier (implanter un cœur artificiel comme Carmat coûterait au moins 100 000 euros, peut-être jusqu'à 150 000 euros, greffe et soins compris), mais aussi social, sociétal ? Pour qui ces avancées ? Pour quelques-uns seulement sur la planète ou pour le plus grand nombre ? Pour en parler nous serons en compagnie de : Patrick Aeberhard, Cécile Martinat, Didier Sicard

Des intervenants de grande qualité pour une table ronde passionnante

 

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